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L'identification des écrevisses en France métropolitaine

Pourquoi déterminer les espèces d'écrevisses ?

Les trois espèces d'écrevisses indigènes, dont l'Écrevisse à pattes blanches originellement la plus représentée, sont progressivement supplantées par cinq espèces d'écrevisses exotiques à ce jour recensées sur le territoire national métropolitain. 
Les agressions sur le milieu (détériorations de l'habitat, pollutions, réchauffement des eaux...) et la colonisation du réseau hydrographique par des écrevisses exotiques envahissantes sont les principales causes de régression des écrevisses natives. Afin de répondre au mieux à cette problématique d'envergure nationale, il est donc essentiel d'identifier les espèces rencontrées afin d'agir en conséquence.
Rechercher et déterminer les espèces d'ecrevisses
Espèces des écrevisses répertoriées

Quelles espèces d'écrevisses sont ici répertoriées ?

Cette section apporte les connaissances synthétisées indispensables pour identifier rapidement une écrevisse observée. Elle traite des neuf espèces d'écrevisses officiellement inventoriées à ce jour dans les eaux douces françaises. Toutefois, d'autres espèces sont susceptibles d'être contactées (nouvelle introduction, lâcher d'aquariophile, etc.) aujourd'hui ou dans les temps à venir.

Comment identifier une écrevisse ?

Vous observez une écrevisse et souhaitez la déterminer rapidement ? Le plus simple est de procéder par éliminations successives. Pour cela, adoptez la méthodologie suivante : 

 
 Cette écrevisse possède une ou plusieurs épines piquantes internes au centre de l'article précédent les pinces (le carpopodite) : c'est une Cambaridae. Allez directement voir les espèces exotiques et regardez attentivement les critères de détermination de chaque espèce.
 
Elle ne possède pas d'épine interne sur le carpopodite : c'est une Astacidae. Allez directement voir l'écrevisse de Californie. Si ce n'est pas cette écrevisse, allez dans les pages traitant des espèces indigènes et vérifiez les critères de détermination spécifiques.
Anatomie d'une écrevisse

Pathologies courantes des écrevisses autochtones

La peste de l'écrevisse

L'expression "peste de l'écrevisse" désigne une infection causée par un champignon, Aphanomyces astaci (Schikora, 1906), ne laissant souvent aucun survivant au sein d'une population. Les écrevisses exotiques sont porteuses saines de cet agent pathogène (mortalité très faible) et souvent à l'origine d'introduction de la peste. Les poissons par leur mucus, ainsi que l'Homme, peuvent également véhiculer cette pathologie. 

Symptômes : 
- tuméfaction (gonflement) de l'abdomen qui prend une coloration rougeâtre ainsi que raidissement des pattes (symptômes insuffisants pour un diagnostic), 
- présence de filaments mycéliens larges et aux extrémités arrondies, ramifiés perpendiculairement (examen au microscope nécessaire), 
- nombreux individus morts sur les berges et sur le fond du lit.
La maladie de la porcelaine (ou Télohaniose)

Une écrevisse atteinte de la maladie de la porcelaine est remarquable par la coloration blanchâtre des muscles abdominaux en face ventrale, d'où le nom de la "porcelaine". 

Caractéristiques : 
- évolution lente de la maladie (dure plusieurs mois), 
- variation du taux d'infection dans une population de 2 à 30 %, 
- transmission par ingestion de cadavres infectés.


Autres pathologies 

D'autres pathologies sont connues pour impacter les populations d'écrevisses autochtones, telles que la fusariose des branchies, la rouille, ou encore la mycose des oeufs.

Les actions préalables à toute prospection autorisée

Les pathologies affectant les écrevisses autochtones peuvent être véhiculées par l'Homme. Il faut donc être vigilant en procédant à une désinfection systématique du matériel de prospection. Le désinfectant à la fois bactéricide (large spectre), fongicide et virucide doit être rigoureusement employé par aspersion ou bain de trempage selon les dilutions préconisées (voire sur-dilué). 
Une fois désinfecté, le matériel doit être sec avant tout contact avec le milieu aquatique. Ceci permet d'éviter la propagation de ces produits dans l'environnement. L'action des rayons UV peut compléter la destruction des agents pathogènes. 
Ainsi, si plusieurs sites sont à prospecter en une nuit, mieux vaut alterner avec deux paires de bottes préalablement désinfectées et sèches. Au terme d'une prospection, stocker le matériel dans un bac de rétention.
pathologies affectant les écrevisses autochtones

Que faire suite à la découverte d'une écrevisse ?

Il s'agit d'une écrevisse autochtone ?
 
 
la photographier et/ou la remettre délicatement à l'eau à l'endroit de l'observation à moins qu'elle ne soit morte, auquel cas l'extraire du ruisseau pour éviter toute prolifération éventuelle de pathogènes, 
 
ne pas marcher dans l'eau afin d'éviter toute perturbation du site et donc toute mortalité potentielle, 
 
communiquer l'observation à la Fédération départementale pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique (FDAAPPMA) ou au service départemental de l'Agence Française pour la Biodiversité (AFB). La survie de l'espèce peut en dépendre.
Il s'agit d'une écrevisse exotique ?
 
 
la photographier, 
 
la tuer (voir ci-dessous), 
 
bien désinfecter les bottes en cas de retour sur le site, 
 
communiquer l'observation à la FDAAPPMA ou au service départemental de l'AFB.

Comment tuer une écrevisse exotique ?

Les écrevisses exotiques sont classées au titre de l'article R. 432.5 du code de l'environnement comme étant des espèces 'susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques'. L'article L. 432-10 de ce même code interdit l'introduction de ces espèces dans tout type de milieu. Il est donc conseillé de les détruire sur place. Après capture, il est possible de châtrer l'animal en retirant le segment central de l'uropode (telson) relié à l'intestin. Pour cela, appliquer une rotation d'un quart de tour dans un sens puis dans l'autre au niveau de la base du telson afin de le briser et de pouvoir l'extraire avec l'intestin.

Comment tuer une écrevisse éxotique
Comment tuer une écrevisse éxotique